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Un an après sa réinstallation, l’ONC face aux nouveaux défis de l’information au Niger

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Réinstallé dans le paysage institutionnel nigérien en septembre 2025, après une période de transition consécutive aux événements du 26 juillet 2023, l’Observatoire National de la Communication (ONC) retrouve aujourd’hui toute l’importance de sa mission. Les événements survenus à Niamey dans la nuit du 28 au 29 août 2026 ont notamment replacé au premier plan les questions de vérification de l’information, de responsabilité des médias et de circulation des contenus sur les réseaux sociaux.

La régulation des médias n’est pas nouvelle au Niger. Le pays a connu, sous différentes dénominations et configurations institutionnelles, des organes chargés d’encadrer le secteur de la communication.
Après les événements du 26 juillet 2023 et la période de transition institutionnelle qui a suivi, la Charte de la Refondation a consacré l’Observatoire National de la Communication parmi les institutions de la Refondation.
C’est dans ce nouveau cadre que le journaliste Ibrahim Manzo Diallo a été nommé président de l’ONC le 1er septembre 2025. La mise en place de l’institution s’est poursuivie avec la nomination de ses autres membres puis leur prestation de serment.
L’ONC a notamment pour mission de veiller au respect des règles éthiques et déontologiques dans les médias, tout en intervenant sur les questions liées à la liberté de l’information et de la communication.

L’information en période de crise, un défi majeur
Un an après cette nouvelle étape institutionnelle, les événements des 28 et 29 août 2026 à Niamey ont placé l’ONC face à l’un des enjeux les plus sensibles de la régulation : le traitement de l’information en situation de crise.
L’Observatoire a réalisé un monitoring des contenus diffusés entre le 28 août et le 1er septembre par les médias traditionnels, les médias en ligne et sur les principales plateformes numériques.
Les constats présentés début septembre aux responsables des médias ont notamment porté sur l’intensité de la circulation de l’information dans les premières heures, les conséquences du manque d’informations disponibles, les différences dans la qualification des événements ainsi que la place prise par les réseaux sociaux.
L’ONC a, dans ce contexte, rappelé l’importance de la vérification des informations et du respect des règles professionnelles.
Cette séquence montre combien la régulation de la communication demeure un enjeu important au Niger. Dans un environnement médiatique profondément transformé par les réseaux sociaux et la circulation instantanée des contenus, l’ONC se trouve confronté à un équilibre délicat : contribuer à la qualité et à la fiabilité de l’information tout en préservant le droit du public à être informé.
Boubé G. (Nigerdiaspora)

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