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Zone aéroportuaire de Niamey : l’État prépare la relocalisation des populations déguerpies


La question du relogement des populations affectées par les opérations de déguerpissement dans la zone réservée à l’aéroport international Diori Hamani demeure au cœur des préoccupations des autorités nigériennes. Alors que les premières opérations de démolition se poursuivent, le gouvernement affirme travailler activement à des solutions de relocalisation et d’accompagnement destinées aux ménages concernés.

Cette orientation a été réaffirmée à plusieurs reprises ces derniers jours, notamment à travers le communiqué du ministère de l’Intérieur du 1er juin et les précisions apportées le 3 juin par le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme lors d’un point de presse consacré à ce dossier.

Un dossier foncier au croisement de la légalité et des impératifs sociaux
Les autorités rappellent que l’espace concerné est affecté depuis 1953 aux activités de l’aéroport international Diori Hamani et qu’il ne pouvait légalement faire l’objet d’un morcellement ou d’une occupation à des fins d’habitation. Toutefois, au-delà des considérations juridiques et administratives, le gouvernement entend prendre en compte les réalités sociales engendrées par les déguerpissements.

Dans cette optique, les autorités de la Refondation affirment rechercher un équilibre entre la préservation du domaine public stratégique de l’État et la protection des intérêts des populations touchées.

Une mobilisation interministérielle
Pour parvenir à une solution durable, plusieurs départements ministériels travaillent de manière concertée sur le dossier. Le ministère de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire coordonne les efforts en collaboration avec les ministères en charge de l’Urbanisme, des Transports et de la Justice.

Cette coordination s’est notamment traduite par la tenue, à Niamey, d’une réunion du comité national chargé du dialogue et de la communication avec les populations installées dans la zone concernée. Présidée par le Secrétaire général du ministère de l’Intérieur, la rencontre a permis de faire le point sur les premières opérations engagées et d’examiner les mécanismes d’accompagnement envisagés.

Des mesures de relocalisation annoncées
Au centre des discussions figurent les modalités de relocalisation et de compensation des ménages affectés. Selon les informations communiquées par les autorités, l’État a déjà pris plusieurs dispositions afin de limiter les conséquences sociales de l’opération.

Parmi les mesures annoncées figure la mise à disposition de villas ainsi que de parcelles viabilisées destinées aux populations concernées. Cette démarche vise à offrir des solutions de réinstallation dans des conditions jugées plus adaptées, tout en poursuivant le processus de récupération du domaine aéroportuaire.

Vers une issue concertée
À travers les différentes initiatives engagées, le gouvernement cherche à privilégier le dialogue et l’accompagnement social dans la gestion de ce dossier sensible. Les travaux du comité national devraient se poursuivre afin d’affiner les propositions et de faciliter leur mise en œuvre sur le terrain.

Au-delà de la question foncière, le traitement de ce dossier constitue un test important pour la capacité des pouvoirs publics à concilier respect de la légalité, protection des infrastructures stratégiques et prise en compte des préoccupations des citoyens affectés par les opérations d’aménagement du territoire.
Boubé G. (Nigerdiaspora)