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Niger : réformes institutionnelles, énergie, eau et infrastructures au cœur du Conseil des ministres du 26 juin 2026

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Le gouvernement nigérien poursuit la refondation de ses institutions tout en renforçant ses capacités d'investissement dans des secteurs jugés essentiels à la souveraineté nationale. Réuni ce vendredi 26 juin 2026 sous la présidence du Chef de l'État, le Général d'Armée Abdourahamane Tiani, le Conseil des ministres a adopté une série de réformes touchant aussi bien le volontariat national que la recherche scientifique, la sécurité routière, la gestion de l'eau, l'énergie ou encore les infrastructures publiques.

L'une des mesures les plus marquantes concerne la modernisation du dispositif national de volontariat. Le gouvernement revalorise les indemnités des volontaires afin d'harmoniser leur traitement avec celui des appelés du service civique national. Les diplômés de niveau supérieur verront leur prime passer de 60 000 à 75 000 FCFA, tandis que celle des volontaires titulaires d'un diplôme inférieur à Bac+2 sera portée de 40 000 à 50 000 FCFA. Cette réforme introduit également un nouveau mécanisme de « volontariat d'engagement citoyen », destiné à permettre aux citoyens de contribuer librement aux actions de développement sans lien contractuel avec l'administration.

Dans le domaine institutionnel, plusieurs établissements publics bénéficient d'une mise à jour de leur cadre juridique. Le Centre de Recherche Médicale et Sanitaire (CERMES) ainsi que l'Agence Nigérienne de la Sécurité Routière (ANISER) voient leurs statuts adaptés aux nouvelles règles de gouvernance des établissements publics, afin d'améliorer leur fonctionnement, leur contrôle et leur efficacité. Cette harmonisation traduit la volonté des autorités de renforcer la performance des organismes publics appelés à jouer un rôle stratégique dans la santé publique et la prévention des accidents de la route.

Le Conseil des ministres a également franchi une étape importante dans la réforme de la gouvernance des ressources hydriques avec l'adoption d'un nouveau projet d'ordonnance portant Code de l'eau. Ce texte actualise une législation datant de 2010 afin d'intégrer les exigences actuelles en matière de développement durable, de protection de l'environnement, de lutte contre le changement climatique et de gestion concertée des ressources partagées. Il introduit aussi une meilleure protection des propriétaires fonciers concernés par les ouvrages hydrauliques, renforce les mécanismes locaux de règlement des conflits liés à l'eau et prévoit l'organisation d'une véritable police de l'eau et de l'assainissement au niveau départemental.

Sur le plan sécuritaire, le gouvernement poursuit le renforcement des infrastructures militaires. Une extension de 21 hectares du périmètre de sécurisation des installations militaires de la zone de Soudouré-Tondibiah est désormais déclarée d'utilité publique, illustrant la priorité accordée à la protection des sites stratégiques dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires persistants.

L'autre décision majeure concerne le secteur énergétique. Les autorités déclarent également d'utilité publique le vaste projet de Complexe charbonnier de Salkadamna, qui couvrira près de 30 000 hectares dans la région de Tahoua. Ce complexe doit permettre l'exploitation du potentiel charbonnier national en vue d'alimenter une future centrale thermique destinée à accroître la production d'électricité. Le gouvernement ambitionne ainsi de soutenir l'industrialisation du pays, stimuler le développement économique et positionner progressivement le Niger comme exportateur régional d'énergie électrique.

Au-delà des textes adoptés, le Conseil des ministres a été informé de plusieurs projets d'investissement d'envergure. Parmi eux figurent l'acquisition de 45 000 tonnes de céréales et d'importants volumes de semences pour soutenir les populations vulnérables, des programmes de traitement des ravins et de drainage urbain dans plusieurs villes, le renforcement des réseaux d'alimentation en eau potable, la construction d'une unité TEP/SCAN à l'Hôpital Général de Référence de Niamey, l'entretien d'axes routiers stratégiques, l'acquisition de 15 millions de doses de vaccins vétérinaires ainsi que la poursuite des infrastructures universitaires à Tillabéri. Ces communications traduisent la volonté des pouvoirs publics d'accélérer simultanément les investissements dans les domaines de la sécurité alimentaire, de la santé, de l'eau, des infrastructures, de l'élevage et de l'enseignement supérieur.

À travers cette réunion, le gouvernement confirme une stratégie articulée autour de deux priorités complémentaires : moderniser les institutions publiques afin d'améliorer leur efficacité et lancer des investissements structurants capables de soutenir durablement le développement économique, social et énergétique du Niger. La diversité des décisions adoptées illustre une approche globale visant à renforcer la résilience nationale tout en consolidant les bases de la souveraineté du pays.

Boubacar Guédé (Nigerdiaspora)