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Mobilisation générale au Niger : les principales obligations prévues par l’ordonnance

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Drapeau Niger
Décrétée par ordonnance, la mobilisation générale fixe un cadre strict de « défense de la Patrie » : obligations immédiates pour les citoyens, réquisitions, restrictions de communication, confidentialité durable des informations et interdiction d’exporter certains biens liés aux besoins des Forces de défense et de sécurité.

Une ordonnance présentée comme réponse à des défis sécuritaires et économiques
La mobilisation générale décrétée par le Président de la République du Niger, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, est encadrée par l’ordonnance N°2025-42 du 26 décembre 2025, décidée, indique-t-on, en réponse à des défis sécuritaires et économiques.

Un dispositif national mobilisant institutions, forces et économie
Selon l’ordonnance, « la mobilisation générale » est définie comme un ensemble de mesures destinées à garantir, avec « efficacité et efficience », le passage des Forces de Défense et de Sécurité, des Institutions de la République, des autres organismes de l’État, des structures socio-professionnelles ainsi que toutes les composantes de l’économie nationale, de l’état de paix à un autre régime d’organisation, ainsi que l’affectation des ressources humaines, matérielles et financières nationales à la défense de la Patrie.

Des obligations imposées à tous les citoyens
Le texte précise que « tout citoyen est tenu au respect des dispositions et des mesures relatives à la mobilisation générale », notamment en devant répondre immédiatement à l’ordre d’appel ou de rappel, répondre sans délais à l’exécution des mesures de la défense de la Patrie, se soumettre à la réquisition et se conformer aux dispositions prises par les autorités compétentes.

Communication et signalements : des restrictions explicites
L’ordonnance impose également de s’abstenir de communiquer et d’échanger, notamment par les technologies modernes ou tout autre moyen, lorsque cela peut faire obstacle à la mobilisation générale ou influer négativement sur sa mise en œuvre. Elle demande en outre d’informer les autorités publiques compétentes sur « tout ressortissant de pays hostiles se trouvant sur le territoire national » ainsi que sur « tous les faits et actes pouvant entraver l’exécution de l’opération de mobilisation générale ».

Exportations interdites pour certains produits liés aux besoins des FDS
Le texte indique que, « pendant la mobilisation générale », toute exportation de produits ou de biens de consommation en relation avec les besoins des forces de défense et de sécurité est interdite, sauf autorisation expresse des autorités publiques.

Confidentialité des informations : autorisation et obligation durable
L’ordonnance encadre la divulgation de documents et d’informations liés à la mobilisation générale. Elle prévoit qu’est soumise à autorisation, conformément à la législation et à la réglementation en vigueur, toute personne appelée à consulter, de par sa fonction, sa profession ou à l’occasion d’une mission, des documents, données et informations relatifs à la mobilisation générale. Le texte ajoute que les informations et documents reçus ou consultés demeurent confidentiels même après cessation de fonctions.

Un cadre strict orienté vers la « défense de la Patrie »
Présentée comme un appel à la participation de toutes les couches socio-professionnelles, la mobilisation générale se positionne, selon le texte, comme un dispositif contraignant, articulé autour d’obligations citoyennes, de restrictions de communication, d’exigences de signalement, de limitations économiques et de règles de confidentialité, le tout orienté vers la défense de la Patrie.
Avec l'ANP 
Boubacar Guédé (Nigerdiaspora)

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