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An 2 de la Confédération AES : Ali Mahamane Lamine Zeine réunit les ministres et le comité national à Niamey

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Le Niger accélère les préparatifs de l’an 2 de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES). À Niamey, le Premier ministre, S.E.M. Ali Mahamane Lamine Zeine, a tenu, le samedi 21 février 2026, une réunion de coordination avec les ministres concernés et le comité national de l’AES, à quelques jours des travaux régionaux annoncés au Burkina Faso. Objectif : arrêter une ligne commune, affiner les orientations et arriver aux prochaines rencontres d’experts et de ministres avec une position nigérienne clarifiée.

Ouagadougou, prochaine étape décisive pour l’an 2 de la Confédération
La rencontre tenue dans la capitale s’inscrit dans le dispositif de préparation des réunions des hauts fonctionnaires, des experts et des ministres de l’AES, annoncées pour les 24, 25 et 26 février 2026 au Burkina Faso. L’enjeu est clair : examiner la feuille de route de l’an 2 de la Confédération et arrêter une version consolidée, appelée à structurer les priorités communes des États membres.


Bayard Mariama Gamatie

Trois piliers au cœur des travaux : défense, sécurité, diplomatie et développement
Au sortir de la réunion, Mme Bayard Mariama Gamatié, vice-présidente du comité national de l’AES Niger, a indiqué que le Burkina Faso avait transmis au Niger un projet de feuille de route destiné à servir de base de discussion pour la deuxième année. Selon elle, l’examen du document a été mené autour de trois axes majeurs, couvrant la défense, la sécurité, la diplomatie et le développement, présentés comme les piliers structurants du chantier confédéral.

Amendements nigériens et harmonisation avant la phase des experts
D’après Mme Bayard Mariama Gamatié, le comité national nigérien a étudié le projet transmis par Ouagadougou et y a apporté des amendements. L’objectif, a-t-elle expliqué, était d’arriver à un cadre cohérent avant la réunion des experts et le Conseil des ministres de l’AES. Dans cette logique, la rencontre avec le Premier ministre et les ministres devait permettre d’unifier les points de vue sur le rapport technique qui sera présenté ensuite aux ministres au Burkina Faso.

 

Appropriation ministérielle et validation des propositions du Niger
La vice-présidente du comité national souligne que la feuille de route proposée par le Burkina Faso a été passée en revue, puis discutée avec les autorités nigériennes. Les ministres se seraient approprié le document, en formulant des orientations, en prenant en compte des propositions, en corrigeant certains points et en suggérant d’autres ajustements, y compris des reformulations. À l’issue de cette phase, elle affirme que, dans l’ensemble, les propositions d’amendement portées par le Niger ont été validées.

Vers un document final consensuel soumis aux chefs d’État
La suite du processus se jouera à Ouagadougou, dans un format présenté comme consensuel. Le texte final devrait intégrer les propositions des différentes parties, notamment celles du Mali, après deux jours de travaux des experts et une journée de discussions ministérielles. La feuille de route ainsi consolidée sera ensuite soumise au collège des chefs d’État, ultime instance appelée à l’examiner et à la valider.

Un enjeu de coordination politique et stratégique pour l’AES
À travers cette séquence, Niamey cherche à consolider sa contribution à la dynamique confédérale, en s’assurant que les positions techniques et politiques soient alignées avant les décisions de niveau supérieur. L’examen de la feuille de route de l’an 2 apparaît ainsi comme un moment clé pour préciser les priorités communes et le calendrier d’action de l’AES.
Boubacar Guédé (Nigerdiaspora)

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