Agriculture et sécurité alimentaire : la FAO renforce son partenariat stratégique avec le Niger

Le Niger et l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) affichent leur volonté commune d’accélérer la transformation du système agroalimentaire national. Cette convergence a été réaffirmée le 24 juin 2026 à Niamey lors d’une audience accordée par le Premier ministre, Ali Mahamane Lamine Zeine, à une délégation de haut niveau de la FAO conduite par Meshack Oguna Malo.
Au cœur des échanges figurait la modernisation durable de l’agriculture nigérienne, notamment à travers le développement de grands programmes d’irrigation destinés à soutenir une production agricole tout au long de l’année. La FAO a réaffirmé sa disponibilité à accompagner cette dynamique, tout en saluant les orientations stratégiques engagées par les autorités nigériennes dans les domaines de la sécurité alimentaire, du développement rural et de la résilience des populations.
Cette visite institutionnelle s’est prolongée sur le terrain avec des déplacements à l’Institut National de la Recherche Agronomique du Niger et au Laboratoire Central de l’Élevage, aux côtés du ministre de l’Agriculture et de l’Élevage, le Colonel Mahaman Elhadj Ousmane. L’objectif était d’évaluer l’impact concret des projets soutenus par la FAO, notamment dans le développement de la filière pomme de terre et l’amélioration de la fertilité des sols dans les régions de Zinder et de Tillabéri.
Les responsables de la FAO ont pu constater les avancées réalisées grâce aux équipements, infrastructures et appuis techniques mis à la disposition des structures nationales. Au LABOCEL, les performances du laboratoire ont particulièrement retenu l’attention. Les analyses réalisées localement ont été validées par des laboratoires internationaux de référence, confirmant la qualité du travail scientifique accompli malgré des infrastructures nécessitant encore une modernisation technologique.

Pour la FAO, ces résultats illustrent le potentiel de la recherche et de l’innovation nigériennes dans la construction d’un système agroalimentaire plus performant. Les responsables de l’organisation ont souligné que les projets menés au Niger produisent des effets qui dépassent le seul cadre institutionnel, en contribuant directement à l’amélioration des revenus des populations rurales et à la sécurité alimentaire.
L’élevage, secteur stratégique pour l’économie et les moyens de subsistance de millions de Nigériens, demeure également une priorité. Le renforcement des capacités du LABOCEL dans la surveillance des maladies animales et la sécurité sanitaire est considéré comme un enjeu majeur, tant pour la santé animale que pour la protection de la santé humaine et de l’environnement.
À travers cette visite, la FAO et le gouvernement nigérien ont envoyé un signal clair : la transformation agricole du Niger reposera autant sur les investissements productifs que sur la recherche, l’innovation et le renforcement des institutions techniques capables d’accompagner durablement la souveraineté alimentaire du pays.
Boubacar Guédé (Nigerdiaspora)

