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ONU : le Niger réaffirme sa volonté de commercialiser librement son uranium

Uranium Niger 01

À la tribune de la 81e Assemblée générale des Nations unies, le 25 septembre 2026 à New York, le Premier ministre Ali Mahaman Lamine Zeine a réaffirmé la volonté du Niger d'exercer pleinement sa souveraineté sur ses ressources naturelles. Revenant sur la reprise du contrôle de la SOMAÏR, il a annoncé que le pays entend commercialiser son uranium sur le marché international, dans la transparence et le respect de ses engagements en matière de non-prolifération nucléaire.

La question de l'uranium a occupé une place importante dans l'intervention du chef du gouvernement nigérien devant les Nations unies. S'exprimant au nom du président de la République, le Général d'armée Abdourahamane Tiani, Ali Mahaman Lamine Zeine a présenté la maîtrise des ressources minières comme l'un des fondements de la politique de souveraineté engagée par les autorités nigériennes.

Le Premier ministre a notamment rappelé que l'uranium extrait du sous-sol nigérien avait contribué, pendant plusieurs décennies, à l'approvisionnement énergétique de pays européens, alors que le Niger demeure confronté à d'importants besoins en matière d'électrification.

La SOMAÏR au cœur de la nouvelle orientation minière
Revenant sur la reprise du contrôle de la Société des mines de l'Aïr (SOMAÏR), intervenue en juin 2025, le chef du gouvernement a réaffirmé la volonté des autorités de disposer pleinement des ressources issues de l'exploitation minière nationale.

Il a également évoqué les efforts financiers et techniques engagés pour poursuivre les activités de production, mettant en avant la contribution des travailleurs et des compétences nigériennes.

Selon les déclarations du Premier ministre, le Niger a mobilisé environ 30 milliards de francs CFA pour assurer la continuité des opérations après le départ des équipes étrangères.

Une commercialisation ouverte au marché international
Sur la destination de l'uranium produit au Niger, Ali Mahaman Lamine Zeine a affirmé que les stocks concernés appartiennent à l'État nigérien et que celui-ci entend les commercialiser auprès des acheteurs intéressés.
Il a toutefois précisé que cette démarche devra s'effectuer dans la transparence et dans le strict respect des obligations internationales du Niger relatives à la non-prolifération nucléaire.

Cette déclaration inscrit la question de l'uranium dans une orientation plus large : celle de la liberté du Niger de déterminer ses partenariats économiques et les conditions de valorisation de ses ressources naturelles.

Des ressources nationales au service du développement
Le Premier ministre a également établi un lien entre la maîtrise des ressources extractives et le financement des priorités nationales.
Outre l'uranium, il a rappelé l'entrée du Niger dans le cercle des pays exportateurs de pétrole brut en 2024, grâce à l'oléoduc reliant les champs pétroliers d'Agadem à la côte atlantique.

Selon les orientations présentées à la tribune des Nations unies, les recettes issues de ces ressources doivent notamment contribuer au financement de la sécurité, de l'agriculture, de l'électrification, de l'accès à l'eau, de l'assainissement, de l'éducation et de la santé.

À travers cette intervention, le gouvernement nigérien réaffirme ainsi sa volonté de faire de la maîtrise et de la commercialisation de ses ressources naturelles un levier de financement du développement national, tout en maintenant son ouverture à des partenariats internationaux fondés sur l'égalité, la réciprocité et le respect de la souveraineté des États.

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