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Niger : la recherche agronomique au service de la souveraineté alimentaire

niger la recherche agronomique au service de la souverainete alimentaire
Réuni le 29 septembre 2026 à Niamey sous la présidence d’Awali Rabo, le Comité technique du Conseil national de la recherche agronomique (CNRA) a examiné une synthèse des activités de recherche agricole. L’objectif : mieux orienter les travaux vers les priorités nationales et favoriser la diffusion de résultats utilisables par les producteurs.


Rapprocher la recherche agronomique des besoins des producteurs et des objectifs de souveraineté alimentaire : cette exigence a été au cœur de la réunion du Comité technique du CNRA. Les experts étaient appelés à examiner et à valider une synthèse des activités du secrétariat permanent et des institutions de recherche agronomique.

Présidés par Awali Rabo, président du Comité technique et secrétaire général du ministère de l’Environnement, de l’Hydraulique et de l’Assainissement, les travaux portaient sur la pertinence des documents soumis et leur cohérence avec les priorités de l’État. Ils devaient également permettre de vérifier que les préoccupations des institutions et des ministères membres du Conseil avaient été prises en compte.

Une recherche orientée vers les besoins du pays
Organe d’orientation et de décision en matière de recherche agronomique, le CNRA contribue à définir les choix nationaux dans ce domaine. Son rôle consiste notamment à proposer au gouvernement des orientations stratégiques et des mécanismes de financement de la recherche agricole.

Le Conseil s’appuie sur un comité scientifique et un comité technique pour examiner les travaux et les documents qui alimentent ses décisions. La synthèse présentée à Niamey doit ainsi contribuer à éclairer les orientations en faveur de la souveraineté alimentaire, l’un des axes majeurs du programme de Refondation.

Dans son mot de bienvenue, la secrétaire permanente du CNRA, Dr Boukary Habsatou Aminou, a invité les participants à examiner les résultats consignés dans les rapports des structures de mise en œuvre. Ces documents constituent la matière sur laquelle les experts doivent travailler pour améliorer la qualité de la synthèse. 

Passer des résultats scientifiques à leur utilisation
Dans son intervention, Awali Rabo a insisté sur les contraintes que le changement climatique et la dégradation des terres font peser sur l’agriculture. Face à ces défis, il a présenté la recherche agronomique comme une nécessité stratégique.
Le président du Comité technique a surtout appelé à passer de la recherche à l’action. Cette orientation suppose de produire des résultats concrets, facilement transférables aux producteurs, puis d’en accélérer la diffusion. L’utilité des travaux scientifiques se mesure aussi à leur capacité à répondre aux difficultés rencontrées dans les champs et à fournir des solutions adaptées aux réalités agricoles.

La formation des chercheurs et des techniciens constitue un autre volet de cette démarche. Awali Rabo a souligné la nécessité de préparer une nouvelle génération capable de poursuivre les travaux scientifiques et d’accompagner leur application sur le terrain.

Associer les savoirs locaux aux travaux des chercheurs
La participation des producteurs a également été mise en avant. En rapprochant leurs connaissances pratiques des démarches scientifiques, le CNRA entend encourager une recherche davantage ancrée dans les réalités du monde agricole.
L’objectif exprimé lors de l’ouverture est de contribuer à une agriculture plus productive, avec des producteurs mieux outillés et une alimentation saine et suffisante pour les familles.

Les échanges du Comité technique doivent permettre d’améliorer la synthèse soumise à son appréciation. Au-delà de l’examen des rapports, l’enjeu mis en avant reste la diffusion des connaissances et leur utilisation par les producteurs, afin que la recherche contribue concrètement aux objectifs de souveraineté alimentaire.
Boubacar Guédé (Nigerdiaspora)
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