Niger : la campagne agropastorale 2026 évolue favorablement à Maradi et Dosso

Le ministre de l’Agriculture et de l’Élevage, le colonel Mahaman Elhadji Ousmane, a effectué une mission de suivi de la campagne agropastorale 2026 dans les régions de Dosso et Maradi. Des champs de mil aux marchés de céréales et de bétail, en passant par les stocks d’intrants agricoles et d’aliments pour bétail, cette tournée a permis d’évaluer l’évolution de la campagne sur le terrain. Le constat dressé dans les zones visitées est globalement encourageant, même si des retards dans l’installation des pluies persistent dans certaines localités.
À Dosso, des situations contrastées selon les zones
Dans la région de Dosso, la délégation ministérielle s’est notamment intéressée à l’évolution des cultures dans plusieurs localités.
Dans certaines zones, le développement du mil accuse un retard qui pourrait toutefois être rattrapé si les précipitations se poursuivent suffisamment longtemps. Ailleurs, les cultures présentent des stades plus avancés, avec du mil arrivé à l’épiaison et au début de la floraison.
Cette disparité rappelle l’importance de la répartition des pluies dans le déroulement de la campagne. Une pluviométrie favorable au cours des prochaines semaines restera déterminante pour les cultures ayant connu une installation plus tardive.
La mission s’est également rendue sur des marchés à bétail et de céréales afin d’observer la disponibilité et les prix du mil, du sorgho, du maïs et du niébé. À l’issue de cette étape, le ministre s’est déclaré globalement satisfait de la situation observée dans les zones parcourues.
À Maradi, un léger retard dans l’installation de la campagne
Dans la région de Maradi, la mission s’est rendue notamment dans le département d’Aguié. Selon la situation agricole présentée à la délégation, la campagne 2026 a connu un léger retard dans son installation par rapport à 2025, mais l’évolution des cultures est jugée encourageante dans les communes visitées.
La situation phytosanitaire y est présentée comme calme, tandis que les céréales demeurent disponibles sur les principaux marchés.
Le ministre et sa délégation ont également visité des marchés afin d’évaluer l’approvisionnement en céréales et en bétail. Ces observations de terrain doivent permettre aux autorités de suivre simultanément la production agricole et les conditions d’accès des populations aux denrées alimentaires.
Engrais et aliments pour bétail au cœur du dispositif
La disponibilité des intrants constitue un autre volet important de la campagne. Selon les informations communiquées au cours de la mission, 15 000 tonnes d’engrais ont été mobilisées au niveau national avant le début de la campagne, dont 2 460 tonnes destinées à la région de Maradi dans le cadre d’une première opération.
La région doit également bénéficier de 900 tonnes d’aliments pour bétail. Au moment de la visite ministérielle, un peu moins de 300 tonnes avaient été rendues disponibles, selon les responsables cités par la RTN.
Une attention particulière doit être accordée aux zones où l’installation de la campagne pastorale a été affectée par le retard des pluies. Les autorités ont ainsi demandé que les départements les plus concernés puissent être approvisionnés en priorité lorsque les stocks supplémentaires seront disponibles.
La souveraineté alimentaire à l’épreuve du terrain
Cette mission intervient dans un contexte où la souveraineté alimentaire occupe une place centrale dans les orientations agricoles du Niger. L’objectif affiché est d’accroître la production nationale, de renforcer l’accès aux intrants et de réduire progressivement la dépendance du pays vis-à-vis des approvisionnements extérieurs.
Les observations effectuées à Dosso et Maradi donnent des indications encourageantes. La régularité des pluies, la situation phytosanitaire, l’accès aux intrants, les conditions pastorales et l'évolution des prix des céréales resteront déterminants jusqu’à la fin de la saison.
Boubé G. (Nigerdiaspora)

